Un périscope urbain, entre mémoire et imaginaire
Périscopia est un projet de création d’objets narratifs qui marie le conte et la technologie dans une installation inspirée du périscope. L’appareil présente des légendes urbaines enracinées dans des quartiers bien réels de Montréal — choisis par les autrices et auteurs — portées par la voix de conteuses et conteurs, puis transposées en vidéos dans un style visuel inspiré de la bande dessinée, fruit d’une collaboration entre humains et intelligence artificielle.
À la lisière des souvenirs enfouis et de la fabulation contemporaine, le public découvre des récits à la fois étranges et familiers, au croisement de l’imaginaire et de la mémoire urbaine.
Le projet est porté par les Contes branchés et soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec.
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Cliquer sur les images pour en apprendre plus sur les légendes
Une création croisée entre artistes et IA
Ce projet repose sur une collaboration féconde entre créateurs et intelligences artificielles. Les légendes urbaines sont signées par Geneviève Jannelle, Bertrand Laverdure, Véronique Bachand et André Lemelin, puis portées à la voix par Francis Désilets, François Lavallée, Sylvi Belleau, Franck Sylvestre, Charly Mullot et Isabel Dos Santos. Toutes les captations audio ont été réalisées au Planet Studios.
Les storyboards ont émergé d’un véritable dialogue entre humain et IA : ChatGPT a fourni un premier canevas à partir des légendes des auteurs et autrices que le scénariste a ensuite retravaillé et affiné. Côté visuels, les générations initiales (Nano Banana Pro, Midjourney, Flux 2, GPT-5.1) ont servi soit d’images définitives, soit de matières brutes retravaillées sous Pixelmator Pro ; chaque légende adopte ainsi un style bande dessinée distinct, imaginé au préalable par le scénariste.
Le même va-et-vient s’est appliqué aux vidéos : les IA (Midjourney, Wan 2.6, Seedance 1.5 Pro, Midway, Kling 2.6, Veo 3.1, Minimax 2.0) ont fourni les séquences sources, que le monteur a assemblées et peaufinées dans DaVinci Resolve. La bande-son, créée avec Suno, complète l’ensemble.
À chaque projet, l’artiste conçoit et lance, la machine produit, et l’artiste tranche et façonne.
Une IA responsable et assumée
La technologie, pour Les Contes Branchés, est un outil — jamais une finalité — qui étire le récit, en teste les formes puis lui redonne voix. S’agissant de l’intelligence artificielle, l’organisme s’appuie sur les cinq principes du Russell Group (littératie, formation, équité, intégrité, collaboration) et établit un cadre éthique : transparence des outils, traçabilité des prompts, primauté du geste créatif. Consulter notre politique d’utilisation de l’IA (.pdf)
Les StationConte, animées par des microcontrôleurs, nourrissent l’imaginaire des enfants ; Périscopia, bâti sur des ordinateurs monocarte, fait résonner les légendes urbaines ; Zelda, porté par des modèles de langage, détourne les contes pour interroger le présent. Prochainement, un laboratoire se penchera sur la frontière entre le calculable et l’irréductiblement humain : rêve, émotion, conscience.
L’IA s’intègre désormais à nos projets comme un véritable partenaire de jeu, jamais comme auteur. Elle ouvre des pistes textuelles, visuelles et sonores, tandis que l’équipe initie, façonne, vérifie, corrige et contextualise. Biais signalés, réussites partagées, limites débattues : chaque création reste un dialogue entre intelligence humaine et puissance algorithmique.






